Appel à communication/Call for papers
EASA conference
Nanterre, France 10-13th July 2012 Uncertainty and disquiet
Workshop 066 : Ethnographies en situation de risque / Ethnographies at risk http://www.nomadit.co.uk/easa/easa2...
Coordonnateurs Gilles Raveneau (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense) Tiphaine Barthelemy (Université de Picardie/CURAPP)
Cet atelier vise à explorer, à partir de travaux menés sur des terrains proches ou lointains, les possibilités et les limites de l’enquête ethnographique alors qu’enquêteurs et/ou enquêtés sont soumis à des risques importants du fait d’un contexte économique, social ou politique spécifique.
Tout terrain ethnographique, dans la mesure où il suppose l’engagement personnel du chercheur et de ses interlocuteurs peut être qualifié de terrain « sensible » et suppose une prise de risque. En ce sens, il ne semble guère pertinent de déterminer et d’opposer des terrains « difficiles » par rapport à d’autres qui seraient au contraire « faciles ». Reste que, dans certains cas, l’ethnographe peut se trouver confronté à des situations extrêmes qui peuvent prendre plusieurs formes. Ce sont tout d’abord les enquêtés qui peuvent se trouver en péril, soit que leur intégrité physique soit menacée (situation de guerre par exemple), soit qu’ils se situent dans des contextes marqués par la précarité, la vulnérabilité, l’incertitude, la souffrance ou la violence. L’ethnographe lui même peut avoir à faire face à des menaces - de l’interdiction d’enquêter à la prison – dont on peut s’interroger sur les tenants et les aboutissants selon les contextes. L’enquête elle-même peut enfin comporter des risques pour le chercheur comme pour ses interlocuteurs, du fait des questions sensibles qu’elle soulève, des non dits qu’elle dévoile, des analyses qu’elles permet de développer, qui ne sont pas forcément du goût des régimes en place, des responsables politiques locaux, des institutions ou des commanditaires. Quelle ethnographie reste - ou ne reste pas – possible dans ces conditions ? Quels en sont les enjeux et les résultats ? Quelles conséquences peut-elle avoir pour le chercheur comme pour ses interlocuteurs ? Autant de questions que cet atelier se propose d’explorer à partir d’un certains nombre d’exemples émanant de terrains proches ou lointains. Son propos général est bien entendu moins de collectionner des anecdotes que de mettre en évidence, ce que l’analyse de situations d’incertitude et de crise peut révéler des transformations et des grandes tendances des ethnographies d’aujourd’hui.
Date limite des propositions : 28 novembre 2011
La soumission de proposition s’effectue sur le site de l’EASA par l’interface : http://www.nomadit.co.uk/easa/easa2...
Vous pouvez rédiger votre proposition en anglais ou en français, les deux langues étant admises lors du congrès. Les propositions (en français ou en anglais) n’excéderont pas 300 signes et les résumés 250 mots : http://www.easaonline.org/conferenc...
Pour nous joindre : gilles.raveneau mae.u-paris10.fr, tiphaine.barthelemy orange.fr
Call for papers
EASA conference
Nanterre, France 10-13th July 2012 Uncertainty and disquiet
Workshop 066 : Ethnographies at risk http://www.nomadit.co.uk/easa/easa2...
Convenors Gilles Raveneau (Université de Paris Ouest Nanterre La Défense) Tiphaine Barthelemy (Université de Picardie/CURAPP)
This workshop aims to explore the questions raised by the fieldwork conducted when researchers and researched have to face dangers due to specific economic, social or political contexts.
Any ethnographic fieldwork, insofar as it implies the personal commitment of the researcher and his interlocutors can be considered « sensitive » fieldwork and supposes taking risks. Thus, it hardly seems relevant to identify and oppose « difficult » fieldwork compared to any other which would be on the contrary « easy ». However, in some cases, the ethnographer can be confronted with extreme situations which can take several forms. The researched are the first ones to be in danger, either because their physical integrity is threatened (a war situation, for example), or because they they live in environments marked by precariousness, vulnerability, uncertainty, suffering or violence. The ethnographer himself may have to deal with threats - from the ban to investigate to prison sentences - the ins and outs of which we can wonder about according to contexts. The survey itself can finally involve risks for the researcher as well as for his interlocutors, because of the sensitive questions it raises, because it reveals the unspoken, because of the analyses it can help develop, things which are not necessarily to the taste of the political regimes, local politicians, institutions or sponsors. What ethnography remains possible under these conditions ? What is at stake and what are the results ? What impact can it have on researchers and on their interlocutors ? These are questions that this workshop proposes to explore from a number of examples in near and faraway fieldwork. Its general purpose is not to collect anecdotes, of course, but to show that the analysis of situations of uncertainty and crisis can reveal changes and trends in ethnography today.
Please register your proposals before November 28th via the online form :
http://www.nomadit.co.uk/easa/easa2...
Proposals (French or English) should consist of a paper title, a short abstract of 300 characters, and an abstract of 250 words : http://www.easaonline.org/conferenc...
For any questions : gilles.raveneau mae.u-paris10.fr, tiphaine.barthelemy orange.fr






