Appel à contribution :
Face aux incertitudes environnementales, les individus et les groupes ont mis en place des stratégies, notamment une capacité de résilience. En interrogeant cette notion, empruntée aux écologues, et définie comme la capacité de se reconstituer après un traumatisme, nous souhaitons comprendre en quoi un environnement présenté comme incertain, et de fait anxiogène, peut aussi être considéré comme résilient et apaisant, parfois simultanément.
Dans le cadre de cet atelier nous souhaitons donc nous intéresser à la façon dont les individus et la société s’arrangent d’un environnement incertain. Quelles sont les pratiques de contournement et de résistance face aux risques annoncés ? Comment gèrent-ils l’attente anxieuse de possibles catastrophes ? Quelles dissonances peuvent exister entre les risques identifiés par les experts scientifiques et/ ou politiques et les usagers d’une nature vécue au quotidien ?
Deux thématiques principales sont proposées pour orienter les débats :
1. Apprivoiser l’incertitude : comment nos pratiques quotidiennes permettent-elles de nous dédouaner, de domestiquer ou de nier les incertitudes liées aux relations que l’Homme entretien avec la nature ? En effet, qu’il s’agisse de situations à risque liées à l’activité industrielle, de catastrophes annoncées telles le réchauffement climatique, de pollutions de l’air, de l’eau ou des sols, que font les individus pour apprivoiser ces dégradations de leur environnement latentes ou réelles ? Il s’agit ainsi d’interroger les modes de consommation, de déplacement, d’habiter, d’engagement citoyen offrant, dans une certaine mesure la maitrise des inquiétudes face à un avenir incertain. Dans ce contexte, les discours et pratiques des scientifiques et experts jouent un rôle essentiel. A des niveaux différents, la résilience écologique ou la chimie verte expriment un souci de contrôle, mais aussi une grande diversité dans les manières de remédier à cette incertitude.
2. Contournement et jeux de l’incertitude : quels usages de la nature permettent de jouer avec les risques liés à la nature ou de les contourner ? Comment ces activités nous offrent la possibilité de nous évader de la pesanteur et de l’anxiété face au quotidien, de dominer l’incertitude ? Comment la nature peut-elle offrir aux individus une résilience leur permettant de combattre leurs inquiétudes ? Nous questionnerons les pratiques de nature telles que les sports et loisirs, mais aussi tous les mouvements « slow », en nous demandant si elles peuvent-être envisagées comme une réponse aux failles de notre société globalisée ?
L’atelier est piloté par :
Françoise Lafaye, Nathalie Ortar, Anne-Sophie Sayeux, Olivier Sirost
Les contributions sont à déposer sur le site de l’EASA avant le 28 novembre 2011






