Accueil du site > Manifestations Afea > Journées d’étude > Journée d’étude « Ethnologie chez soi », présentée par l’AFEA et la Société (...)

Journée d’étude « Ethnologie chez soi », présentée par l’AFEA et la Société d’Ethnologie Française (SEF), le mardi 22 mars 2016 au Musée de L’Homme (Paris)

mardi 1er mars 2016, par Delphine Burguet

Argumentaire :

Qu’est-ce que faire de l’ethnologie « chez soi », de l’ethnologie « du proche » pourrait-on également dire ? Comment l’ethnologue peut-il porter un regard sur sa propre société ?

Questionner « l’ethnologie chez soi » suppose d’interroger le traitement possible de la distance. Longtemps prônée par les ethnologues des lointains grâce à la distance géographique que permettaient leurs terrains éloignés, elle relevait d’une projection loin dans le temps pour les ethnologues de la proximité. Si ce questionnement n’est pas nouveau, il mérite d’être repris à la lumière du contexte contemporain (notamment du développement d’Internet qui modère, sinon efface les distances géographiques), en revenant sur les différentes manières de concevoir et de pratiquer aujourd’hui cette ethnologie « chez soi », au figuré comme au propre.

C’est principalement à la construction de la distance ethnologique que nous nous intéressons ici, une distance que certains trouvent, éprouvent, grâce au détour par l’histoire, que d’autres marquent par le choix d’étude d’une classe sociale, d’une culture, d’un genre, etc., se différenciant de leurs appartenances personnelles. Cela étant, l’ethnologue tend aussi à investir des mondes sociaux qui ne sont plus simplement au voisinage des siens, mais qui sont à proprement parler les siens (sa famille, sa discipline, etc.). Comment dès lors la distance se réinvente-t-elle ?

Cette question en appelle une autre, tout aussi majeure en ethnologie : celle du traitement de l’Altérité dans une société concernée par un mouvement de globalisation, qui a pour effet de perturber la distinction entre l’autre et le semblable, entre le « eux » et le « nous », de la redéfinir, voire de la nier (citoyens du monde). Comment les ethnologues sont-ils alors amenés à adapter leurs approches pour mieux se caler sur les réalités sociales qu’ils étudient ? Lui-même pris dans ces dynamiques de recomposition identitaire, l’ethnologue voit le savoir de l’autre hissé à hauteur du sien. Sur le principe de cette égale dignité des compétences, se fondent de nouveaux dispositifs de recherche, dits participatifs ou collaboratifs, le plus souvent à visée d’application, amenant le chercheur à travailler non plus seulement sur mais avec ses informateurs. Dans ces configurations inédites, où la proximité du « chez soi » se resserre singulièrement, comment l’ethnologue bouscule-t-il les cadres habituels de sa recherche, pour quelles innovations méthodologiques et pour quelles réponses à la demande sociale ?

titre documents joints


proposer une traduction


Dernière mise à jour de cette page le mardi 1er mars 2016 à 14:18:19. //// -----> Citer cette page?
Delphine Burguet , "Journée d’étude « Ethnologie chez soi », présentée par l’AFEA et la Société d’Ethnologie Française (SEF), le mardi 22 mars 2016 au Musée de L’Homme (Paris)" [en ligne], in
Afea, Association française d’ethnologie et d’anthropologie, page publiée le 1er mars 2016 [visitée le 21 août 2017], disponible sur: http://www.asso-afea.fr/Journee-d-etude-Ethnologie-chez.html

Plan du site

Agenda


«  août 2017 »

SPIP | contact | | | mentions légales | inscription | Suivre la vie du site RSS 2.0 |